ALZHEIMER : Tout pour l’avoir !

REMARQUE PRÉALABLE
 

Énormément de causes entrent en ligne de compte comme causes déclenchantes des maladies neuro dégénératives.


Ne sont évoquées dans ce post que certaines de ce ces nombreuses causes : stress/Cortisol, alimentation pro-inflammatoire, poussées glycémiques avec glycation, sédentarité.

 

Les autres causes : déficit en œstrogène non compensée chez la femme (pré et ménopause non prises en charge), andropause (déficit en testostérone) non prise en charge chez l’homme de plus de 30 ans, etc. ne sont pas évoquées.

La meilleure façon de prévenir l’Alzheimer,

n’est-il pas de vous donner des clefs pour … l’avoir ??

Vu le nombre important de facteurs qui entrent en ligne de compte pour le déclenchement d’un Alzheimer, les lister nous permettra de voir comment ne pas l’avoir, ou comment le stopper. Mais également vous pourrez voir le nombre de facteurs que vous cumulez déjà.
 

- vous travaillez beaucoup, tard, vous grignotez un snack tardivement le soir, qqch de sucré qui fait bien monter votre insuline avec des taux glucose qui explosent au niveau du sang et surtout juste avant de vous mettre au lit…. Parfait !! La maladie d’Alzheimer est également appelée diabète type 3.


- vous allez vous coucher tard, bien après minuit, comme vous avez gagné beaucoup de poids, vous faites des apnées du sommeil néanmoins vous vous levez tôt après quelques heures de sommeil.

 

- Dès votre lever vous êtes déjà stressé par la journée qui arrive (cortisol +++ qui carbonise votre hippocampe), pour déjeuner vous attrapez une viennoiserie (gluten + sucre++++) avec un verre de jus d’orange (sucre ++++) ou pire un verre de lait avec un café.

Vous avez ici le prototype de l’alimentation inflammatoire, mais vous enflammez également votre intestin avec les produits laitiers et le gluten.

Quand vous enflammez votre intestin, vous avez du reflux acide et vous prenez un IPP (Pantomed, Pantozol, Oméprazole…) et grâce à celui-ci vous empêchez l’absorption de la B9, B12 du magnésium du zinc : en cause dans cette maladie.

 

- Vous prenez une statine (Zocor, Lipitor, Simvastatine…) pour faire baisser votre cholestérol en-dessous de 150 et là vous accentuez de façon exponentielle votre risque d’atrophie cérébrale puisque votre cerveau a besoin de cholestérol et comme votre sommeil est très très court vous empêchez le phénomène d’autophagie de retirer les plaques d’amyloïde et autres débris qui étouffent votre cerveau.

- Vous sortez de la maison, stressé, votre cortisol monte en flèche et c’est lui qui attaque l’hippocampe, siège principal des lésions d’Alzheimer sous l’effet du cortisol.

 

- Vous sautez dans votre voiture « pour être certain de ne pas faire d’exercice avant le travail » et ainsi vous n’aurez même pas d’exposition au soleil vous permettant de fabriquer de la vitamine D (en cause dans cette maladie).

Et comme vous êtes stressé, irritable à cause du manque de sommeil, vos relations interpersonnelles ne seront pas apaisantes mais sous pression, il n’y aura aucune interaction sociale positive, aucune joie.


- Comme vous avez mangé un aliment sucré le matin vous vous retrouvez en hypoglycémie en milieu de matinée, vous vous enfilez du chocolat, des biscuits pour que votre sucre ré explose dans votre sang et fasse remonter votre insuline


- Le repas du midi consistera en un sandwich vite avalé (20-22 sucres) ce qui fait ré-exploser votre sucre au niveau du sang, ce sandwich sera éventuellement rempli de pseudo-salade, de dinde aux hormones et aux antibiotiques ou alors vous aurez du thon au mercure.
Ce qui ressemble à une salade sera avalée avec du coca light ou zéro ce qui est impeccable pour détruire votre flore intestinale déjà mise à mal par le gluten.

Vous vous servirez aussi d’un petit peu de graisse hydrogénée trans de type gâteau ou mousse au chocolat tous 2 industriels.

Ainsi, vos omégas 3 nécessaires à votre santé ne seront même pas présents.


Vous avez accumulé tous les facteurs permettant un Alzheimer et on peut encore améliorer la situation en y ajoutant quelques cigarettes qui vont diminuer l’apport en oxygène vers les tissus et donc vers le cerveau et cette cigarette va envoyer dans votre sang énormément de substances toxiques qui vont achever le massacre.

 

- Si vos gencives ne sont pas hyper saines, vous envoyez dans votre sang des bactéries P. gingivalis que l’on retrouvera … dans votre cerveau.


- On se ferait bien un petit capuccino et éventuellement quelques sucreries et donc sucres et mauvaises graisses auront été votre « exercice » ce jour-là…. et les autres jours probablement.

- Également le soir, vous rentrez daredare à la maison en pestiférant contre les autres automobilistes ce qui vous fait maintenir une tension artérielle déjà élevée qui rend poreuse la barrière hémato-méningée … ce que la pizza au gluten du soir va encore accentuer.

- Si on ajoute quelques frites très riches en produit de glycation acides gras saturés hydrogénés, elles dopent la sécrétion d’insuline et libèrent de l’acrylamide très neurotoxique (graisses cuites).

On pourrait décorer chaque frite d’un petit gant de boxe sur lequel il est écrit « Allons boxer cet hippocampe » (l’hippocampe étant le siège de la mémorisation).

On peut éventuellement choisir un hamburger bourré d’oméga 6 pro inflammatoires : acide arachidonique et de graisses saturées, avec un soda bien rempli de fructose et, à nouveau le gluten fera d’autres trous dans votre intestin : hyper perméabilité intestinale et hémato-méningée ce qui fera rentrer des bactéries et des toxines dans le cerveau.


- Arrivé à la maison vous vous effondrerez dans votre fauteuil, regarderez la télévision sans avoir pratiqué aucun exercice physique (bien entendu il faut laisser le Wii aux enfants) vous y ajouterez encore une couche en prenant 1 à 2 apéritifs, une pâtisserie et se mettre au lit avec le Wifi allumé, le portable sur la table de nuit.


On sait que les ondes wifi et du portable augmentent la perméabilité de la barrière hémato-méningée.


MAIS !! pas de tracas, il faut plusieurs années avant que l’Alzheimer ne se manifeste : c’est la bonne nouvelle...

La mauvaise nouvelle, c’est que si vous vous reconnaissez dans la description ci-dessus…. C’est que vous l’avez déjà débutée cette maladie.


Les 3 menaces pour déclencher un Alzheimer sont :

o  Inflammation

o  manque de molécules nécessaires au bon fonctionnement du cerveau

o  exposition aux substances/ondes toxiques

 

 Et votre cerveau va se défendre en produisant des petites substances qui s’accumulent appelées plaques amyloïdes qui détruisent les synapses.

Guide des moyens de prévention,

de détection et de traitement de la maladie d’Alzheimer

 

 

Faites bouger vos neurones !

 

La pratique régulière d’une activité physique n’entretient pas seule- ment votre silhouette... elle protège aussi votre cerveau.

C’est, en tout cas, la conclusion d’une méta-analyse regroupant seize études menées auprès de 163 797 personnes : la pratique régulière d’activités physiques réduit les risques de démence de 28 % et d’Alzheimer de 45 % !

 

« Le cerveau ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! »

 

Il est bien connu du grand public que continuer d’avoir une activité intellectuelle est la meilleure des façons de se prémunir de la maladie d’Alzheimer.

C’est ce qui fait le succès de nombreux programmes de « gym cerveau », et l’on voit beaucoup de per- sonnes âgées faire chaque jour des mots croisés, résoudre des sudokus, suivre des cycles de conférences ou même s’inscrire à une université du troisième âge...

Les activités qui stimulent notre cerveau

Se servir de son ordinateur, pratiquer un artisanat, des activités sociales et des jeux réduisent le risque de déclin cognitif lié à l’âge, même chez les personnes porteuses du gène ApoE4, comme le montrent des chercheurs de la fameuse Mayo Clinic.

 

Quand je dors, je rajeunis

 

Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Ce temps est loin d’être perdu.

Pendant le sommeil, l’énergie n’est plus investie dans des actions physiques et intellectuelles. La nuit devient donc un moment privilégié pour employer l’énergie disponible à des tâches de défense, de maintenance, de restauration et de réparation.

Pendant le sommeil, la demande en glucose liée au fonctionnement cérébral est réduite de 44 %, et l’ATP (notre énergie) disponible dans le cerveau augmente.

Résultat : les stress oxydatif et inflammatoire s’atténuent, et l’énergie disponible pour les systèmes de réparation et de reconstitution s’accroît fortement. 

Cela à condition, bien sûr, de ne pas faire de dîner inflammatoire, excessivement calorique ou riche en protéines.

L’un de ces outils de réparation nocturne est l’autophagie, c’est- à-dire la digestion des protéines endommagées ou pathogènes, comme la protéine bêta-amyloïde. C’est aussi pendant la nuit que s’effectue la réparation de l’ADN. Ce sont les deux systèmes les plus cruciaux pour la protection des neurones.

 

Par ailleurs, la synaptogenèse (formation des synapses) et la neurogenèse (formation des neurones) s’effectuent surtout la nuit.

 

Comment votre cerveau se répare quand vous dormez

 

Au cours de la nuit se produit un phénomène de dilatation des circuits de circulation du liquide céphalo-rachidien5, qui effectue un rinçage entraînant les protéines bêta-amyloïdes. C’est ce qu’on appelle le système « glymphatique ».

La recherche concernant ce phénomène glymphatique est en pleine expansion.

Une équipe chinoise vient de montrer chez la souris que l’activité physique accroissait ce phéno- mène. Une autre étude a constaté qu’un défaut de fonction glymphatique réduisait non seulement l’évacuation des protéines pathogènes, mais aussi la circulation des formes positives d’ApoE. Or ces formes sont indispensables à l’apport en cholestérol permettant de former les synapses.

 

L’hormone qui sauve votre sommeil... et vos neurones

 

La mélatonine, l’hormone qui favorise l’endormissement et qui est sécrétée pendant la nuit, a de puissants effets :

• elle a des vertus antioxydantes, en élevant les taux intracellulaires d’enzymes antioxydantes et de glutathion ;

• elle est anti-inflammatoire ;

• elle protège les mitochondries (les centrales énergétiques des neurones) ;

• elle protège les neurones ;

• elle aide à normaliser la tension artérielle ;

• elle réduit la glycémie circulante et le risque de diabète de type 2.

 

L’insuline jouet aussi un rôle important dans la physiopathologie de la maladie d’Alzheimer, au point de pouvoir qualifier celle-ci de « diabète de type 3 ». En réduisant la glycémie, la mélatonine joue donc aussi • potentiellement un rôle dans la pré- • vention de la maladie d’Alzheimer, indépendamment de ses autres effets

 

Par ailleurs, on a mis en évidence :

 

  • une baisse significative des taux de mélatonine chez les malades d’Alzheimer par rapport aux individus sains ;

  • des effets anti plaques amyloïdes de la mélatonine.

 

Deux études affirment qu’une supplémentation en mélatonine améliore les performances cognitives, l’humeur et le sommeil chez des patients diagnostiqués « pré-déments.

D’où l’importance qu’il y a à optimiser la qualité du sommeil dans un programme préventif de la maladie d’Alzheimer, mais aussi de se supplémenter en mélatonine. Plusieurs études mettent même en avant son intérêt dans le contrairement de la maladie d’Alzheimer.

 

Trois études qui prouvent l’efficacité des compléments pour bien dormir

Une étude en double aveugle a été menée auprès de personnes de 60 à 80 ans, puis en « cross-over ». Elle a mis en évidence que l’administration de magnésium réduisait le cortisol circulant et allongeait la phase de sommeil lent, ce qui représentait un renversement partiel des modifications du sommeil avec l’âge.

Une étude en double aveugle a été menée chez 43 insomniaques d’un âge moyen de 78 ans, recevant soit un placebo soit 225 mg de magnésium élément, 11,25 mg de zinc élément et 5 mg de mélatonine. Elle a abouti à une amélioration de tous les scores de sommeil et de qualité de vie, en particulier la latence d’endormissement, la durée et la qualité du sommeil, la vigilance et la vitalité pendant la journée.

Une étude a été menée par le Centre de recherches en nutrition du ministère de l’Agriculture aux États-Unis chez cent personnes de plus de 51 ans souffrant de troubles du sommeil. Elle a constaté que la prise de 320 mg de magnésium par jour faisait chuter la CRP (un marqueur de l’inflammation). Cet effet s’est accompagné d’une amélioration de la qualité du sommeil.

 

Gérer votre stress pour préserver vos souvenirs

 

Indépendamment du magnésium que nous allons systématiquement re- commander en complément, tous les outils qui permettent de mieux gérer les tensions peuvent contribuer à réduire leurs impacts sur les neurones.

De nombreuses études scientifiques ont déjà rapporté les effets positifs du yoga ou de la méditation sur la santé, aussi bien physique que mentale.

Une étude publiée en 2017 dé- montre que la pratique de la méditation et du yoga, pendant une retraite de trois mois, va jusqu’à tripler les facteurs de croissance du cerveau !

 

Limiter les dégâts de la pollution sur votre cerveau

 

Les chercheurs ont identifié de nombreux polluants neurotoxiques :

  • le mercure, le plomb et le cadmium ;

  • le manganèse ;

  • l’aluminium ;

  • l’acroléine ;

  • les PCB et autres perturbateurs endocriniens ;

  • et même la pollution aérienne.

 

Une des sources majeures de mercure est devenue la consommation de pois- sons gras. On les a longtemps conseil- lés comme source d’oméga-3. Mais la présence croissante de mercure et de perturbateurs endocriniens oblige à modifier les habitudes. Les poissons les plus prédateurs (thon, espadon, requin, mérou, dorade, brochet...) ne peuvent plus du tout être recommandés.

Les poissons plus petits (hareng, maquereau, sardine, anchois non salés) peuvent être consommés de temps en temps.

Le saumon, qui apparaissait jusqu’à peu comme intermédiaire, est en train d’entrer dans la catégorie des poissons non recommandables.

Par ailleurs, les analyses montrent que jusqu’à 75 % de l’eau distribuée dans les logements dont les canalisations contiennent du plomb en renferme plus de 10 μg/L

 

Le plomb est un métal lourd toxique qui s’accumule d’abord dans les globules rouges, puis dans les os, le foie, les reins et les neurones. Il peut provoquer des retards mentaux et des troubles neurologiques, ainsi que des problèmes de mémoire et d’attention.

Le problème de l’aluminium (et un bouclier contre lui !)

 

On retrouve l’aluminium dans les alumino-silicates qui se déposent dans les aires cérébrales concernées par la maladie d’Alzheimer.

 

Si notre eau de boisson contient plus de 0,1 mg d’aluminium par litre, nous avons deux fois plus de chances de développer la maladie d’Alzheimer ! 

 

Lorsque la concentration en silicium est supérieure à 11,25 mg/L, le risque est plus faible que lorsque l’eau en est pauvre. Le risque de maladie d’Alzheimer est alors abaissé de 27 %. En effet, le silicium complexe l’aluminium et le précipite, ce qui l’empêche d’être absorbé. 

Prendre de la silice colloïdale en gouttes.

 

Il est judicieux d’éviter tout médicament comme les pansements gastriques ou encore les antiperspirants et les vaccins qui contiennent de l’aluminium.

Les personnes qui n’ont pas la chance d’habiter des régions où les usines de traitement d’eau utilisent les nouvelles techniques d’ultrafiltration reçoivent une eau du robinet riche en aluminium. Il vaut alors mieux préférer les eaux en bouteille

 

Le manganèse, un neurotoxique méconnu

 

Le fait que le manganèse à fortes doses puisse provoquer des maladies de Parkinson était connu depuis longtemps. Mais plusieurs nouvelles études montrent que des doses faibles de manganèse ont des effets négatifs sur les performances cognitives.

Le manganèse ne doit donc plus, comme le fer et le cuivre, figurer dans les compléments alimentaires !

 

La pollution aérienne, le tabac, les fritures... !

 

Vivre près des axes routiers ac- croît le risque de démence. Un cas d’Alzheimer sur dix pourrait être imputable à la pollution aérienne.

Ce chiffre alarmant, on le doit notamment à l’acroléine, un aldéhyde neurotoxique que l’on retrouve dans l’air des villes. Il émane des véhicules à essence et diesel ainsi que de la combustion du fuel pour les systèmes de chauffage et les centrales électriques. Mais la source principale d’acroléine provient des produits frits (de la fumée des huiles de friture et des aliments frits). On la retrouve aussi dans la fumée de cigarette, qui est la principale source d’acroléine pour les fumeurs.

Par ailleurs, le glutathion (augmenté par la N-acétyl-cystéine) et la vitamine C participent à la détoxification de l’acroléine. Une équipe de l’université de Californie à Santa Barbara a également montré que les catéchines de thé vert étaient capables de séquestrer l’acroléine.

 

Le scandale des perturbateurs endocriniens

 

L’exposition aux PCB est systématiquement associée à des déclins cognitifs augmentés chez les adultes.

 

Une étude récente a trouvé un effet pro-oxydant et neurotoxique du glyphosate chez des poissons. En plus d’être un carcinogène, indiscutablement incriminé dans les lymphomes non hodgkiniens, le glyphosate est un perturbateur endocrinien et un antibiotique à large spectre.

Il accroît donc les risques d'antibiorésistance et altère la flore digestive ; des effets qui entraînent également de l'inflammation et des risques neurodégénératifs.

Or 100 % des personnes dont on teste les urines en France ont des taux de glyphosate élevés, autour de douze fois la dose « tolérée » dans l’eau du robinet !

La principale source de glyphosate chez nous (que l’on trouve à peu près partout, jusque dans les bières et les crèmes glacées…), en dehors de son utilisation comme herbicide, est constituée par les viandes industrielles. En Europe, 90 % du bétail est nourri de soja et de maïs OGM résistants au glyphosate. Monsanto vend les semences OGM résistantes au glyphosate et le glyphosate pour les arroser… !!

 

Et les hormones, dans tout cela ?

 

on a bien mis en évidence le fait que la DHEA était pro- tectrice concernant de nombreux paramètres, dont la dépression et la longévité, et que le SDHEA était un neurostéroïde protecteur.

Le SDHEA et la DHEA peuvent (faiblement) pénétrer à travers la barrière hémato-encéphalique dans le cerveau, et des études indiquent de plus qu’ils sont produits locale- ment. Certaines montrent même que le cerveau « sécrète » plus de DHEA qu’il n’en capte.

Le SDHEA a des interactions dans le cerveau avec des récepteurs de neurotransmetteurs, en particuier GABA (sédatif anti-anxiété) et NMDA, ce qui explique à la fois des effets anti-anxiété, antidépresseurs et protecteurs contre le déclin cognitif du DHEA. Elle pourrait même inhiber la formation de plaques amyloïdes, à en croire des études in vitro !

 

Le DHEA a aussi des propriétés :

• antioxydantes ;

• anti-inflammatoires (inhibe l’activation de NF-kappa B) ;

• et modulatrices des glucocorticoïdes, surtout du cortisol. Le niveau de celui-ci monte avec le stress, le surpoids et l’âge, et a un effet destructeur sur les neurones,

en particulier sur l’hippocampe.

 

Une façon simple de renforcer les effets de la DHEA

 

On peut encore améliorer les effets de la DHEA en lui associant des phyto-œstrogènes et/ou des lignanes (on trouve des lignanes dans les graines de lin).

 

En effet, les études révèlent que les phyto-œstrogènes ont, outre des effets protecteurs contre les cancers hormono-dépendants, des propriétés :

  • antioxydantes ;

  • anti-inflammatoires ;

  • génoprotectrices ;

  • neuroprotectrices ;

  • optimisatrices des lipides circulants. Ils constituent donc une protection contre les menaces cardio-vasculaires, et freinent le vieillissement général.

Le pilier de la prévention : une alimentation anti-inflammatoire

 

L’inflammation est un phénomène dominant dans la plupart des facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer, que nous avons vus : surpoids, diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires, sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité, stress, dépression...

Voici une liste des aliments les plus inflammatoires :

 

  • en tête, les viandes et les produits laitiers ;

  • l’excès de graisses saturées et oméga-6 ;

  • les graisses trans ;

  • les sucres rapides ;

  • les produits industriels, certains édulcorants et additifs ;

  • l’excès de fer ; • le cuivre.

 

À l’inverse, on retrouve parmi les aliments anti-inflammatoires :

  • les végétaux (surtout bio) ;

  • les fibres ;

  • les acides gras oméga-3 ;

  • le magnésium et le zinc ;

  • les antioxydants ;

  • les polyphénols.

 

De la même façon, la consommation de viandes élève les risques de déclin cognitif et de maladie d’Alzheimer, alors que celle de végétaux les abaisse : dans la cohorte Adventist Health Study, les consommateurs actuels de viande ont un risque de démence accru de 118 % par rapport aux végétariens. Si l’on prend en compte la durée de la consommation de viande dans le passé, il est augmenté de 199 % !

 

Pire : les viandes roussies ou noircies par les agressions thermiques (four, poêle, grill, barbecue...) contiennent non seulement des protéines pathogènes, mais aussi une neurotoxine du nom de bêta-carboline, que l’on retrouve également dans les poissons grillés ou le café torréfié.

Plus il y a de neurodégénérescence, plus la bêtacarboline est détectée dans le cerveau. Or les études constatent que ses taux circulants dans le sang montent en cinq minutes après la consommation d’une tranche de dinde !

La puissance du modèle méditerranéen

 

La consommation d’huile d’olive vierge protège contre le déclin cognitif. Cela est dû à sa teneur en petits polyphénols capables de traverser la barrière hémato-encéphalique, dont le plus connu est l’hydroxytyrosol.

Le modèle Okinawa : Plus qu’un régime alimentaire...

 

On ne compte que 6,7 % de démences chez les centenaires d’Okinawa contre, en moyenne, 45 % chez les nonagénaires des sociétés occidentales.

De nombreuses caractéristiques sont communes aux alimentations méditerranéenne et d’Okinawa : presque aucun produit industriel, très peu de protéines animales, beaucoup de végétaux et d’apports en acides gras oméga-3, polyphénols et antioxydants.

 

Les polyphénols préviennent et accompagnent le traitement de la maladie d’Alzheimer par de nombreux mécanismes. : une étude clinique menée de 1992 à 2001 auprès de 1 838 participants a démontré l’effet particulièrement protecteur des polyphénols de fruits et de légumes.

 

Le groupe qui buvait au moins trois fois par semaine des jus de fruits et de légumes riches en polyphénols, cou- rait un risque inférieur de 75 % de déclarer une pathologie dégénérative type Alzheimer, par rapport au groupe qui en consommait moins d’une fois par semaine.

 

Par ailleurs, les polyphénols avec les vitamines B9 et B12, le zinc et le sélénium, font partie des modulateurs de l’épigénétique. Ils peuvent alors modifier l’occurrence et le cours de la maladie d’Alzheimer.

De nombreuses recherches amènent à placer les polyphénols et les acides gras oméga-3 en tête de liste des agents neuroprotecteurs. 

 

Mais sur le plan purement alimentaire, on peut noter entre autres choses :

  • des apports caloriques globaux plus réduits ;

  • l’emploi systématique du curcuma plusieurs fois par jour ;

  • le thé vert comme boisson de base ;

  • la consommation la plus élevée au monde de phyto-œstrogènes.

 

Les anciens d’Okinawa sont les plus gros consommateurs au monde de soja (deux fois plus que les Japonais des îles du Nord). Le soja contient des phyto-œstrogènes (iso-flavones) qui appartiennent à la famille des polyphénols.

N’oubliez pas la grenade

 

Le jus ou l’extrait sec de grenade peut faire baisser de moitié le dépôt de la protéine bêta-amyloïde caractéristique de la maladie d’Alzheimer, selon une étude de Hartman.

Par ailleurs, les polyphénols de grenade sont anti-inflammatoires, contribuent à la régulation de la tension artérielle, optimisent le débit cérébral sanguin et protègent contre les maladies cardio-vasculaires.

Le thé vert, une boisson amie des neurones

 

Le thé vert n’est pas prédominant seulement à Okinawa, mais aussi dans une grande partie de l’Asie. Il est devenu maintenant très courant dans les sociétés occidentales.

Dans les Singapore Longitudinal Aging Studies, les consommateurs de thé bénéficiaient d’un ralentissement de la vitesse du déclin cognitif par rapport à ceux qui n’en consommaient pas. Plus précisément, ce ralentissement était de l’ordre de :

  • 44 % pour une faible consommation de thé ; 

  • 55 % pour une consommation modérée ;

  • 63 % pour une consommation élevée.

 

De plus, les catéchines de thé vert ont de nombreux effets positifs. Par exemple :

  • elles réduisent l’absorption du fer ;

  • elles sont antioxydantes et peuvent neutraliser le fer et le cuivre ;

  • ce sont de puissants anti-inflammatoires ;

  • elles régulent la tension artérielle (le thé noir aussi) ;

  • elles protègent le cœur (l’amélioration de la circulation se répercute fortement sur le cerveau) ;

  • elles améliorent la tolérance au glucose ;

  • elles sont antistress (le stress augmente la pénétration du fer dans les neurones et « fusille » les neurones de l’hippocampe via le cortisol).

Connaissez-vous la lutéoline ?

 

La lutéoline est un polyphénol encore peu connu, que l’on trouve dans les brocolis, le céleri, le thym... et dans de nouveaux compléments alimentaires.

En plus d’être un des polyphénols les plus puissamment anti-inflammatoires, on s’est aperçu que la lutéoline stimulait les systèmes de réparation de l’ADN.

 

Un complément aussi efficace contre le « brouillard cérébral »

 

La lutéoline aurait aussi des effets contre le « brouillard cérébral ». Ce trouble se manifeste de diverses façons, par :

  • une difficulté de concentration ;

  • une baisse de l’acuité mentale ;

  • un déclin cognitif ;

  • des pertes de mémoire.

 

On l’a observé dans plusieurs pathologies comme le vieillissement cérébral, la fibromyalgie, des maladies auto-immunes, la maladie cœliaque ou l’autisme

 

Les épices qui protègent vos neurones

 

Il existe une épice qui dépasse toutes les autres pour ses effets neuroprotecteurs. 

Vous la connaissez sûrement : c’est le curcuma. Viennent ensuite le gingembre, l’ail et la cannelle.

Les milliers d’études réalisées ces dernières années sur la curcumine (substance active du curcuma) montrent qu’elle est capable d’inhiber toutes les voies inflammatoires connues.

Le curcuma protège contre la neurotoxicité de l’hyperactivité du récepteur NMDA11, qui, une fois surstimulé, peut mener à des pertes neuronales.

Bon à savoir pour renforcer la protection des neurones

 

Les curcuminoïdes et la vitamine D agissent en synergie pour stimuler l’élimination des plaques amyloïdes.

Par ailleurs, une synthèse d’études suggère l’action neuroprotectrice d’une synergie entre :

  • curcumine ;

  • vitamines B, C et D ;

  • acide alpha-lipoïque ;

  • épigallocatéchine gallate (EGCG) du thé vert ;

  • DHA (oméga-3 d’origine marine).

Peut-on boire du vin rouge ?

 

Plusieurs études de haute qualité ont démontré que les polyphénols du vin rouge, dont le resvératrol, avaient de nets effets préventifs sur la maladie d’Alzheimer.

 

Les polyphénols du vin rouge sont neuroprotecteurs grâce à de multiples mécanismes :

  • leurs effets vasculaires sont positifs ;

  • ils sont antioxydants ;

  • ce sont des chélateurs du fer et du cuivre ; • ils sont anti-inflammatoires ;

  • ils ralentissent le vieillissement…

 

Le resvératrol inhibe la formation des dépôts amyloïdes et protège de leur cytotoxicité de façon dose-dépendante13.

 

Les études montrent systématiquement une réduction des risques suivants :

  • hypertension ;

  • infarctus ;

  • mortalité cardio-vasculaire ;

  • infections respiratoires ;

  • calculs rénaux

  • DMLA ;

  • maladie d’Alzheimer ;

  • et de nombreux cancers.

 

Nous pourrions donc encourager une consommation régulière d’un à deux verres de vin rouge par jour. Sauf, évidemment, chez les femmes enceintes, en cas de maladies ou de traitements incompatibles avec l’alcool.

 

Il reste, bien sûr, que boire plus de deux verres par jour commence à avoir des effets négatifs (déjà par le nombre de calories apportées) et directement destructeurs sur les neurones.

Prenez soin de votre microbiote

 

Il existe des connexions nerveuses directes entre la muqueuse nasale et le cerveau 

Nous avons vu que les bactéries et protéines pathogènes pouvaient migrer du tube digestif au cerveau via le nerf vague. Il n’est donc pas impossible que, de la même manière, un phénomène identique se produise à partir de la bouche et du nez.

 

Tous les facteurs alimentaires comme la viande et les sucres rapides, qui altèrent la flore, favorisent également la neurodégénérescence. Ceux qui profitent à la flore commensale comme les végétaux, fibres et polyphénols protègent aussi les neurones.