Interview Dr. Résimont,

expert en Médecine Fonctionnelle 

00:10  Introduction, la médecine fonctionnelle, c'est quoi ?

01:53  La consultation en médecine fonctionnelle

04:12  La vocation d'anticipation de la maladie par l'approche fonctionnelle

05:11  Explosion des troubles de la thyroïde, Hashimoto, fibromyalgie

05:43  Une alimentation inadaptée et pro-inflammatoire

06:35  Somnifères et autres benzodiazépine, explosion des Alzheimer

07:15  Alzheimer

08:50  Autisme

09:30  Dysbiose (troubles digestifs, côlon, intestins, estomac)

11:57  Reflux gastrique et IPP (les risques liés à leur utilisation)

13:28  Dysbiose et reflux lié à l'hypothyroïdie

16:18  Prise en charge de l'hypothyroïdie à la lumière de la médecine fonctionnelle

20:16  Nutrition : avoine ? Pour ou contre ?

24:19  Conseils nutritionnels (importance des protéines la matin et neurotransmetteurs)

26:37  Cortisol et épuisement des surrénales

32:04  Retour sur le magnésium : quelle forme de supplément à privilégier ?

32:31 Origine des (vraies) migraines

33:48  Epuisement des surrénales et adaptogènes (Rhodiola, Ashwagandha)

34:23  Supplémentation en hormones chez la femme)

39:22  Explosion des troubles de l'attention et du comportement chez les jeunes enfants

42:39  Danger d'une médicamentation des jeunes enfants lié au trouble du comportement

44:02  Obésité !

46:11  Régime cétogène et régime intermittent

47:55  Régime intermittent

50:45  Médecine anti-âge

52:00  La médecine des télomères

54:10 Supplémentation sous forme liposomale

La médecine Fonctionnelle, c'est quoi?

Il s’agit d’une branche de la médecine, probablement encore d’avant-garde, loin d’être admise par tout le monde, certainement pas reconnue par les médecins qui restent sur leurs acquis accumulés durant leurs études.

 

C’est une médecine qui vise à optimaliser les valeurs biologiques des patients. Optimal ne veut pas dire normalisé mais rendre optimal le fonctionnement du corps. La normalité est souvent représentée par une courbe de Gauss, c’est-à-dire que la normale va du début de la courbe à la fin de la courbe et inclus 95% des résultats d’une population dite normale ; mais dans laquelle il y a malheureusement une partie des témoins qui sont pathologiques.

En médecine conventionnelle, on dira qu’une valeur biologique est normale quand elle se situe entre telle et telle valeur, alors que pour fonctionner, de façon optimale, certains patients devront absolument se retrouver vers la partie supérieure des résultats.

C’est ainsi qu’en fonction du patrimoine enzymatique acquis génétiquement,certaines personnes auront besoin de plus de certains oligo-éléments, de plus de certaines vitamines pour bien fonctionner.

Il est communément admis qu’avec l’âge certaines valeurs biologiques peuvent s’altérer et il est normal qu’un taux de DHEA diminue avec l’âge or on sait très bien actuellement qu’une personne de 50 ans a tout intérêt à avoir un taux de DHEA équivalent à une jeune personne de 20-25 ans pour bien fonctionner d’autant plus s’il est sportif.

Les valeurs fonctionnelles peuvent coïncider avec les valeurs normales mais il peut en être tout autrement. C’est ainsi qu’il est de plus en plus admis ces dernières années que certains récepteurs aux hormones thyroïdiennes sont résistants et donc que certains patients ne verront leurs symptômes d’hypothyroïdie disparaître qu’avec des valeurs supra normales sanguines d’hormones thyroïdiennes (et ils auront donc également une TSH très effondrée).

Actuellement, la TSH est encore supposée être le reflet du statut thyroïdien du patient.Néanmoins, alors que dans mes « années unif. » on m’avait appris que le simple dosage de la TSH était satisfaisant afin de voir si le patient était hypo ou pas, actuellement il faut compter 8h de formation denses afin d’appréhender toutes les finesses de l‘hypothyroïdie, résistance des récepteurs, la clinique ne correspondant pas à la biologie, hypothyroïdie centrale avec une normothyroïdie périphérique qu’on ne complémente qu’avec de la T3…

La médecine fonctionnelle, c’est aussi savoir que certaines substances sont nécessaires mais toxiques en trop fortes quantités.

C’est le cas du Sélénium, préventif cancer qui, à des doses trop élevées, devient toxique.
Il en est également ainsi pour la vitamine A qui, lorsqu’elle est trop fortement dosée, est toxique pour le foie et augmente nettement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs.