Fibromyalgie

La fibromyalgie est tout comme le diabète type 2 - la migraine - l’obésité - l’ostéoporose - la dépression non réactionnelle - le « côlon irritable », etc…. Une maladie fonctionnelle c.à.d guérissable en quelques semaines moyennant une modification alimentaire radicale, (suppression totale du gluten et des produits laitiers, alimentation proteinée le matin), correction des déficiences micro nutritionnelles (magnésium - fer - Vit D - B9 - B12 - sélénium - coenzyme Q10, etc…) et optimalisation des taux hormonaux : thyroïde (100% d’hypothyroïdie), cortisol (quasi 100% de déficience) DHEA - oestrogènes - testostérone - hormone de croissance - oxytocine, etc.

De plus, il y a toujours une dysbiose intestinale qui engendre une intoxication grave du patient via les cytosines et qui nécessite la résolution des causes qui sont : hypothyroïdie et sensibilité au gluten, produits laitiers, consommation de nourriture/sodas light et zero, prise d’IPP (omeprazole, pantoufle, pantomed, etc).

 

De plus, il faut relancer la production d’énergie par les mitochondries : ATP. Cela nécessite un cortisol et l’hormone thyroïdienne T3 (pas de T4) du cortisol, ribose, magnésium, oméga 3, carnitine, Q10, mélatonine, etc….

 

Un bel exemple de fibromyalgie iatrogène (effets secondaires d’un médicament) est la pseudo fibromyalgie introduite par des statines (Zocor, Lipitor, Crestor, etc..) qui via l’inhibition de la voie de synthèse du mevalonate empêche la synthèse du de l’ATP : molécule de l’énergie : contraction des muscles, du cœur, fonctionnement du cerveau et finalement de chaque cellule de notre corps.

Fatigue chronique et fibromyalgie : une production de mauvaise énergie au cœur des deux syndromes ?

Des recherches sur le syndrome de fatigue chronique (SFC) et la fibromyalgie se sont tournées vers les niveaux anormalement élevés, dans ces deux syndromes, de lactate (ou acide lactique) dans le sang, les muscles et le cerveau. De quoi ces niveaux peuvent-ils être révélateurs ?

 

Le lactate, un sous-produit du métabolisme anaérobique de l'énergie (production de l'énergie qui ne requière pas d'oxygène), est ordinairement pompé hors des cellules en grande quantité pendant l'effort physique.


Les niveaux élevés dans le SFC et la fibromyalgie, suggèrent que les besoins en énergie sont en grande partie comblés par la production d'énergie anaérobique (appelée glycolyse), qui est un système de production d'énergie « sale », peu productif avec des sous-produits toxiques, n'intervenant que lorsque le système de production d'énergie aérobie est épuisé, explique le blogueur Cort Johnson (en anglais).

Le lactate est normalement associé, chez les personnes en santé, à la douleur musculaire, à la fatigue et à d'autres symptômes après un exercice excessif.

Au cours des 10 dernières années, Benjamin H. Natelson du Mount Sinai Beth Israel (New York) et Dikoma C. Shungu du Weill Cornell Medicine ont documenté des augmentation importante du lactate dans le liquide céphalo-rachidien des personnes atteintes du SFC ainsi que de fortes diminutions des taux de glutathion, un important antioxydant du cerveau. Ces deux constatations sont mises en relation dans leurs hypothèses sur les processus de la maladie.

Dans une étude récente, publiée dans la revue Fatigue : Biomedicine, Health and Behavior (FBHB), ils ont, avec leurs collègues (1), constaté que les niveaux de lactate dans la fibromyalgie étaient également élevés, ce qui n'était pas le cas chez les personnes en santé.

Les auteurs croient que ces niveaux élevés sont susceptibles d'être un élément central des deux syndromes.

Les niveaux élevés de lactate sont essentiellement synonymes de dysfonction mitochondriale, a expliqué le Dr Shogun, spécialiste des maladies mitochondriales, au blogueur. (Les mitochondries produisent l'énergie dans les cellules.)

 

Dans le cas du SFC et de la fibromyalgie, il croit que les dysfonctions des mitochondries ne sont pas le moteur de la maladie, mais apparaissent secondairement à d'autres problèmes.

 

Ses travaux des dernières années l'ont amené à considérer que le stress oxydatif (causé par les radicaux libres contre lesquels agissent les antioxydants) et ses conséquences pathophysiologiques seraient la cause la plus probable des niveaux élevés de lactate.

 

Dans ses recherches récentes, financées par les National Institutes of Health (NIH) américains, il a confirmé que les niveaux de stress oxydatif étaient en lien avec les symptômes du SFC. La découverte de niveaux cérébraux de glutathion très réduits dans le SFC suggère que les systèmes antioxydants qui gardent normalement le stress oxydatif sous contrôle ne le font plus.

 

Un indice important dans l'élaboration du modèle explicatif du SFC de Shungu a été des niveaux élevés d'isoprostanes constatés dans deux études du SFC.

 

Voici son modèle actuel de la maladie :


1. Un déclencheur immunologique ou un agent pathogène active la production de cytokines (messagers du système immunitaire) pro-inflammatoires et un puissant radical libre, le peroxynitrite.

2. Les réserves antioxydants inadéquates (comme indiqué par les faibles niveaux de glutathion) entraînent une réaction du peroxynitrite avec les lipides pour former des isoprostanes.

3. Les isoprostanes - vasoconstricteurs puissants - compriment les vaisseaux sanguins, réduisent le flux sanguin et produisent un environnement hypoxique (à faible teneur en oxygène).
 

4. Cet environnement à faible teneur en oxygène a pour conséquence :
  a. l'augmentation de la production d'énergie sans oxygène (glycolyse) ;
  b. la transformation du pyruvate en lactate.

 

Le stress oxydatif, la neuro-inflammation et le dysfonctionnement mitochondrial sont des « co-conspirateurs » dans la production du SFC, de la fibromyalgie et d'autres maladies (comme le syndrome du côlon irritable notamment), estime Shungu.
 

Dans la fibromyalgie, il favorise l'hypothèse selon laquelle les niveaux de lactate dans le liquide céphalo-rachidien seraient causés par des mécanismes différents de ceux du SFC et que la neuro-inflammation serait le principal moteur.
 

Ce modèle suggère, estime le chercheur, que pour le traitement de la fibromyalgie, une combinaison de médicaments qui ciblerait les différents facteurs pourrait être plus efficace qu'un seul médicament. Combiner le complément alimentaire N-acétylcystéine (NAC) pour élever les taux de glutathion dans le cerveau et atténuer le stress oxydatif, avec, par exemple, un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) pour cibler l'inflammation pourrait être plus efficace que l'une ou l'autre intervention seule.
 

Un essai clinique du NAC qu'il a mené, dont la publication est à venir, aurait obtenu des résultats positifs, rapporte le blogueur.
Quant aux niveaux de lactate, un médicament testé pour les maladies mitochondriales (le dichloroacétate) s'est avéré trop toxique, indique le chercheur.

 

• SFC : un trouble de la production d'énergie dans les cellules
• Fibromyalgie : un profil de neuroinflammation et d'inflammation systémique distinctif

 

Pour plus d'informations sur le syndrome de fatigue chronique et la fibromyalgie, voyez aussi les liens plus bas.
(1) Diana Vu, Jeremy D. Coplan, Xiangling Mao, Michelle Blate, Guoxin Kang, Eli Soto, Tolga Kapusuz.
Psychomédia avec sources : Health Rise (Cort Johnson), FBHB.
Tous droits réservés.

Fibromyalgie – syndrome de fatigue chronique

La fibromyalgie est tout comme le diabète type 2 - la migraine - l’obésité - l’ostéoporose - la dépression non réactionnelle, etc. une maladie fonctionnelle c.à.d. guérissable en quelques semaines… moyennant une modification alimentaire radicale, (suppression totale du gluten et des produits laitiers, alimentation protéinée le matin), correction des déficiences micro nutritionnelles (magnésium - fer - vit D - B9 - B12 - sélénium - coenzyme Q10, etc…) et optimalisation des taux hormonaux: thyroïde (100% d’hypothyroïdie) cortisol (quasi 100% de déficience) DHEA - œstrogènes - testostérone - hormone de croissance - ocytocine, etc..

De plus, il y a toujours une dysbiose intestinale qui engendre une intoxication grave du patient via les cytokines et qui nécessite la résolution des causes : hypothyroïdie et sensibilité au gluten, produits laitiers

 

De plus, il faut relancer la production d’énergie par les mitochondries : atp.

Cela nécessite du cortisol et l’hormone thyroïdienne t3 (pas la t4), ribose, magnésium, oméga 3, carnitine, Q10,
mélatonine, etc.


Un bel exemple de fibromyalgie iatrogène (effets secondaires d’un médicament) est la pseudo-fibromyalgie introduite par des statines (Zocor, Lipitor, Crestor, etc..) qui via l’inhibition de la voie de synthèse du mévalonate empêche la synthèse du coenzyme q10.
 

La fibromyalgie est toujours liée à :
• un manque de magnésium
• une vitamine d trop basse (ceci a déjà été détecté chez la patiente puisque quand on a une vitamine
d’inférieure à 20 comme elle, on a mal partout)
• une hypothyroïdie sous-jacente
• une dysbiose intestinale très fréquente
• un cortisol bas
• etc.

 

Biologiquement en cas fibromyalgie – syndrome de fatigue chronique il faut obtenir certains taux :
• Vitamine D supérieurs à 60 : 10.000 unités par jour de vitamine D
• Magnésium érythrocytaire supérieur à 5.2
• Améliorer tous les nutriments de la mitochondrie : Natural Energy deux fois deux par jour, augmenter la Carnitine et le coenzyme Q10 : Tonixx plus deux le matin.
• Optimaliser la thyroïde : T3 libre au-dessus de 3.4 et TSH inférieure à 1.5 avec des mélanges T3 T4 surtout pas de la T4 L-Thyrone.
• DHEA au-dessus de 280 chez la femme et au-dessus de 300 chez l’homme.
• Si cortisol libre à moins de 15 optimaliser le taux de cortisol avec Méthylprednisolone entre 2 et 6 mg par jour.
• IGFPP3/IGF1 : hormone de croissance à moins de 3.3 chez la femme et moins de 3 chez l’homme.
• Testostérone libre au-dessus de 6 chez la femme et testostérone totale au-dessus de 8000 chez l’homme.
• B12 au-dessus de 800.
• B9 au-dessus de 400.
• Régler le problème de dysbiose intestinale. Si crampes ballonnements, cytokines ou LBP positives ou métabolites urinaires de la flore intestinale positives traiter par argent colloïdal huile essentielle d’Origan et association de pré et pro biotiques.
• Ferritine sanguine au-dessus de 60.
• Indice oméga 3 optimal.
• Sélénium au-dessus de 120.
• Supprimer complètement tout ce qui est à base de gluten et de produits laitiers.

Lien entre syndrome de fatigue chronique et ménopause précoce

Le syndrome de fatigue chronique survient beaucoup plus souvent chez les femmes que chez les hommes, et commence généralement à l’âge de 40 ans. Le syndrome de fatigue chronique est aussi souvent associé à des problèmes gynécologiques.

Une étude américaine publiée dans la revue Menopause vient également d’identifier un lien supplémentaire avec la ménopause précoce.

 

Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies, à Atlanta en Géorgie, a analysé des données portant sur 84 femmes présentant un syndrome de fatigue chronique et 73 contrôles en bonne santé. Les participantes ont été invitées à répondre à un questionnaire détaillé sur
des sujets gynécologiques.

Des différences importantes sont apparues en comparant les deux groupes. Les douleurs pelviennes sans lien avec les menstruations étaient 12 fois plus fréquentes en cas de syndrome de fatigue chronique. En outre, ces femmes présentaient plus souvent des saignements importants (74 contre 42 %) et des saignements entre les règles (49 contre 23 %).
 

Alors que seule une personne sur trois dans le groupe de contrôle avait déjà subi une intervention chirurgicale gynécologique, c’était le cas pour deux tiers d’entre elles en cas de syndrome de fatigue chronique. L’hystérectomie était l’intervention la plus fréquente (55 contre 19 %), à entraîner ultérieurement une ménopause précoce (62 contre 33 %). Les femmes atteintes d’un syndrome de fatigue chronique connaissaient également une ménopause naturelle plus précoce, mais le nombre de participantes était trop faible pour montrer une différence significative.


Les chercheurs supposent que des anomalies au niveau des hormones sexuelles pourraient être à l’origine de ce lien. Cependant, d’autres études de recherche à ce sujet seront nécessaires. Il reste également difficile de savoir si la ménopause est la cause des problèmes de santé liés au syndrome de fatigue chronique ou plutôt la conséquence de ces problèmes.

Reference
http://www.univadis.be/external/exit/r=http%253A%252F%252Fjournals.lww.com%252Fmenopausejournal%252FAbstract%252Fpublishahead%252FEarly_menopause_and_other_gynecologic_risk.98230.aspx&display_iframe=1&exit_strategy=0&new_window=0

Un article scientifique qui démontre que la fibromyalgie peut être mise en rémission par l’abandon du gluten

Une autre étape extrêmement importante vient d’êtrefranchie en avril 2014. Il s’agit d’un travail de recherchequi démontre que 20 patientes, gravement atteintes de fibromyalgie et chez qui la présence de la maladie coeliaque avait été exclue, ont pu recouvrer la santé suite

au suivi d’une diète sans gluten (+ sans produits laitiers pour huit d’entre elles).


Ces patientes étaient âgées en moyenne de 46 ans et la durée moyenne de leur maladie était de 11.9 ans, Quinze d’entre elles ont obtenu une rémission totale, elles ont pu retourner au travail et mener une vie normale sans aucune douleur. Les cinq autres patientes, même si elles n’ont pas obtenu la rémission totale de leur maladie, ont toutes amélioré leur qualité de vie : moins de douleur, moins de fatigue, moins de problème digestifs et de dépression; deux d’entre elles sont retournées au travail, deux ont pu retrouver une vie active et/ou normale alors qu’une seule a continué d’avoir une vie limitée. Ces résultats positifs dus à la diète sans gluten ont pu être observés à l’intérieur d’une période de 5 à 8 mois chez huit patientes alors que les douze autres patientes ont dû suivre la diète sans gluten pendant 16 à 31 mois pour en obtenir lentement et graduellement les bénéfices. Lorsque l’on a réintroduit le gluten dans la diète de 8 des 20 patientes, ces dernières ont vu leur état clinique se détériorer alors que leur état s’est amélioré à nouveau lorsqu’elles ont cessé de consommer du gluten.

En conclusion, les auteurs de l’article affirment qu’ils sont les premiers à publier un travail de recherche qui démontre qu’une diète sans gluten peut permettre la mise en rémission de la fibromyalgie prouvant ainsi que e gluten est un agent causal de cette maladie. Historiquement, le Dr Jean Seignalet avait déjà démontré entre 1985 et 2003, qu’une diète qu’il qualifiait d’hypo toxique (sans gluten, sans produits laitiers, sans sucre affiné, incluant des protéines animales cuites à moins 110°C) était très efficace pour traiter les patients atteints de fibromyalgie : il avait obtenu une mise en rémission complète chez 58 des 80 patients atteints de fibromyalgie, qui avaient respecté correctement la diète hypo toxique, une rémission à ≥ 90% chez 10 patients, une rémission à ≥ 50% chez 4 patients alors que la diète avait été un échec chez les 8 derniers patients. Le Dr Seignalet affirmait d’autre part, que les effets favorables suite à sa diète étaient perçus après seulement quelques semaines chez certains patients alors que chez les autres, les effets positifs apparaissaient progressivement à partir d’un délai de 3 mois à 2 ans. Il faut préciser que selon ses écrits, un délai de 2 ans n’aurait été observé que pour un seul patient sur l’ensemble de tous ceux qu’il a traités quelle que soit la maladie traitée. Il précisait de plus, que lorsqu’il y avait entorse au régime, des symptômes modérés de fibromyalgie pouvaient resurgir. Le régime devait être poursuivi pour que la maladie soit maintenue en état de rémission.

 

En se basant sur les résultats obtenus par le Dr Seignalet et sur les témoignages reçus sur mon blogue (jacquelinelagace.net) ainsi que verbalement, il apparait qu’en suivant la diète hypoxique, les patients atteints de fibromyalgie répondent généralement beaucoup plus rapidement à cette diète que les patientes citées dans l’article publié récemment. Cette différence peut peut-être s’expliquer par la possibilité que le gluten, tout en pouvant être la cause première des maladies d’inflammation chronique telle la fibromyalgie,
n’en soit pas la seule cause dépendamment des individus. D’autres aliments, principalement le lait (on avait retiré cet aliment chez 8 des patients de l’étude citée), le sucre raffiné, les protéines animales cuite à plus de 110°C et les glycotoxines, pourraient jouer vraisemblablement un rôle secondaire bien que non négligeable, dans le déclenchement et le maintien des maladies d’inflammation chronique ; il a par ailleurs été établi que les prédispositions génétiques des individus jouent également un rôle essentiel dans le développement des maladies d’inflammation chronique. La mise en rémission de la fibromyalgie due à la diète hypo toxique est
probablement facilitée par l’élimination d’un plus grand nombre d’aliments pro-inflammatoires, ce qui favoriserait une mise en rémission plus rapide des maladies d’inflammation chronique. Il faut également considérer que dépendamment de nos caractéristiques génétiques, d’autres aliments non recensés dans la diète hypo toxique peuvent être également impliqués dans le déclenchement et la persistance des maladies d’inflammation chronique, y compris la fibromyalgie.

 

Sources:
Jaqueline Legace
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24728027

Hypothyroïdie et fibromyalgie - Dr Kurland

L'hypothyroïdie est un état pathologique dû à un déficit en hormones thyroïdiennes. La thyroïde secrète deux hormones, la T4 et la T3. Seule la T3 est active. Elles sont régulées par la TSH, hormone secrétée par l'hypophyse, glande située à la base de cerveau.

 

L'hypothyroïdie est dite primaire lorsqu'elle est due à un trouble de la thyroïde elle-même, dans la majorité des cas d'origine auto-immune (thyroïdite d'Hashimoto). Elle est dite secondaire ou centrale, dans 5 à 10% des cas, lorsqu'elle est due à un trouble de l'hypophyse. Un taux de la TSH élevé au-delà de la norme traduit habituellement une hypothyroïdie, mais ce n'est pas toujours la règle. 

Il faut savoir, et ce n'est pas connu de tous les médecins, qu'une TSH dans les valeurs de référence ''normales'' n'exclut pas une hypothyroïdie. La TSH souvent ne reflète pas un état d'hypométabolisme thyroïdien pourtant déjà cliniquement manifeste. Plus encore, et paradoxalement, le taux de la TSH est bas ou normal dans l'hypothyroïdie secondaire ou centrale, rendant dans ce cas le diagnostic d'hypothyroïdie difficile et souvent ignoré.

Pourquoi l'étude de l'hypothyroïdie a sa place dans un site qui traite de la fibromyalgie ?

 

  • Premièrement, parce que ces deux affections ont des symptômes très semblables.

  • Deuxièmement, parce que l'hypothyroïdie est une des causes principales de la fibromyalgie.

  • Troisièmement, parce que dans le tableau clinique de l'hypothyroïdie peuvent également exister des douleurs musculosquelettiques et que nombre de patientes étiquetées souffrant de la fibromyalgie ne souffrent en vérité que d'une hypothyroïdie non diagnostiquée.

  • Quatrièmement, parce que les deux affections, fibromyalgie et hypothyroïdie d'Hashimoto, peuvent coexister, étant toutes les deux de nature auto-immune (trouble du système immunitaire).

  • Cinquièmement, parce que s'il est vrai qu'un traumatisme physique ou psychique peut être le ''trigger'' (évènement gâchette) au développement des symptômes de la fibromyalgie, il s'avère que nombre de ces patients présentaient déjà un état hypo-métabolique d'hypothyroïdie avant que le traumatisme ne survienne.

  • Sixièmement, si dans la population générale l'hypothyroïdie secondaire ou centrale ne se retrouve que dans 5 à 10% ces cas d'hypothyroïdie, l'hypothyroïdie responsable de la fibromyalgie est dans plus de 50% des cas une hypothyroïdie secondaire ou centrale, de diagnostic, comme nous l'avons dit plus haut, habituellement méconnu ou ignoré en raison d'une TSH basse ou normale.

  • Septièmement, sur le plan thérapeutique, parce qu'une large majorité des patients souffrant de fibromyalgie et du syndrome de la fatigue chronique et présentant des symptômes d'hypothyroïdie avec des tests sanguins normaux sont significativement améliorés par des traitements hormonaux qui visent à restaurer le métabolisme thyroïdien.

  • Huitièmement, une fatigue des glandes surrénales est souvent associée à l'hypothyroïdie et également présente très fréquemment chez les patients souffrants de fibromyalgie et du syndrome de la fatigue chronique. La méconnaissance d'une fatigue des glandes surrénales est parfois responsable de l'échec du traitement hormonal thyroïdien de substitution et en conséquence de l'échec du traitement de la fibromyalgie et du syndrome de la fatigue chronique.

 

Voilà pourquoi fibromyalgie et hypothyroïdie sont étroitement intriquées tant sur les plans diagnostiques que thérapeutiques.
 

Où réside le problème ?
 

C'est la fourchette des valeurs de référence de la TSH qui pose problème. Selon l'AACE (Association Américaine des Cliniciens Endocrinologues) et des études plus récentes, la soi-disant "norme" a des limites trop larges, laissant, si leurs médecins ne s'y réfèrent pas, des dizaines de milliers de patients souffrir d'hypothyroïdie qui devraient bénéficier d'un traitement mais ne le reçoivent pas.
 

Il y a des relations étroites entre l'hypothyroïdie, la fibromyalgie et de syndrome de fatigue chronique, entre la thyroïde et la ménopause, entre la leptine, le surpoids et la thyroïde, entre la thyroïde et les glandes surrénales, entre la thyroïde, le gluten et l'intestin.
 

L'hypothyroïdie est un état pathologique caractéristique d'un défaut de production des hormones thyroïdiennes.
 

On peut considérer la thyroïde comme étant la boite de vitesse d'un véhicule sophistiqué. Si la boite de vitesse est endommagée, c'est le moteur dans son ensemble qui fait défaut. En d'autres termes, un déficit en hormones thyroïdiennes n'est pas compatible avec une santé normale.
 

Bien que la thyroïde produise davantage de T4 (80%) que de T3 (20%), la T3 est 300% plus active que la T4. T3 est la véritable hormone active agissant sur le métabolisme. T4 est la forme de stockage de l'hormone thyroïdienne (décrite parfois comme une pro-hormone).
L'hormone T4 est convertie par une enzyme, la 5'- déiodinase, en l'hormone active T3 dans le foie, l’intestin et à l'intérieur des cellules des organes concernés (T4 est convertie en T3 en perdant un atome d’iode)

 

Une autre enzyme, la 5 - déiodinase, convertit en permanence de la T4 en reverse-T3 (rT3). La reverse-T3, qui est un stéréo-isomère de la T3, ne stimule pas le métabolisme, elle n'est pas biologiquement active. Sa production sert à éliminer la T4 de l'organisme. Mais la reverse-T3 peut se lier aux récepteurs intracellulaires de la T3 et les bloque.
 

Une privation alimentaire (telle que le jeûne ou la famine), une maladie quelle qu'elle soit, un stress physique ou émotionnel (qui accroissent le taux sanguin de cortisol, l'hormone du stress), le pourcentage de conversion change, moins de T4 est convertie en T3 et davantage en reverse-T3
 

La réduction du taux de T3, qui se produit sous de telles conditions, ralentit le métabolisme de nombre de tissus… d’où les échecs systématiques à long terme des « régimes » : qu’ils soient hyper protéinés ou pas.
Ainsi, la reverse-T3 agit à notre encontre, contribuant à engendrer tous les symptômes de l'hypothyroïdie.

 

Pour certains médecins, la T3 libre serait le test le plus utile. Une T3 libre basse dans les valeurs de référence, avec une soi-disant TSH "normale", serait, à leurs yeux, un argument de poids pour statuer d'une hypothyroïdie. Je partage ce point de vue. Je reviendrai plus loin sur ce point essentiel de la valeur "normale" de la TSH.

Une T4 libre dans la norme n'indique pas si l'organisme la convertit en T3 libre comme il faudrait. De nombreux individus, en particulier les femmes, ne convertissent pas de façon adéquate la T4 en hormone T3 active, d'où une hypothyroïdie symptomatique avec une soi-disant TSH "normale". Malheureusement, de nombreux médecins de demandent pas de façon systématique un dosage de la T3 libre.


Causes de l’hypothyroïdie
 

Il y a différentes causes possibles à l'insuffisance de production des hormones thyroïdiennes.
 

• La thyroïdite auto-immune d'Hashimoto est la plus fréquente d'hypothyroïdie
• Un traitement antérieur pour hyperthyroïdie
• Une déficience en iode
• Certains médicaments
• Une conversion insuffisante de T4 en T3
• Un dysfonctionnement pituitaire
• Une résistance aux hormones thyroïdiennes
• Une carence en vit D (100% de la population non complémentée), en vit A, en Magnésium (90%), en FER, en sélénium (80%), en Zinc (60-70%), B12 (80-90%), etc etc.

 

Hypothyroïdie : les symptômes
 

L'hypothyroïdie ralentie le métabolisme de d'organisme de façon habituellement progressive. L'hypoactivité thyroïdienne peut entraîner une diversité étonnante de symptômes étant donné que chacune des fonctions de l'organisme peut être affectée. Les symptômes varient de modérés à sévères :
- Faiblesse, fatigue, somnolence
- Prise de poids, difficulté à perdre du poids ou a stabiliser son poids.
- Dépression : 35% des dépressions auraient comme seule cause l’hypothyroïdie non diagnostiquée car « la TSH est normale »
- Anxiété, crises de panique
- Sommeil non récupérateur : fatigue surtout au réveil, état dépressif le matin.
- Ronflements, apnée du sommeil : rétention d’eau au niveau du palais et de la langue, du nez : obstruction.
- Intolérance au froid (frilosité constante), moindres sueurs
- Constipation, ralentissement vidange gastrique : gastroparésie
- Température matinale basse inf. à 36° Celsius
- Extrémités froides, voir syndrome de Raynaud : doigts bleus en hiver.
- Douleurs / courbatures corporelles surtout le matin.
- Rigidité articulaire surtout le matin., crampes aux mollets.
- Gonflement du visage et/ou des extrémités : rétention d'eau (œdème)
- Peau sèche, rugueuse, eczéma : bas du corps , coudes.
- Chute des cheveux, ou cheveux secs, ongles fragiles, cassants
- Voix rauque, diminution de l'audition
- Essoufflement
- Palpitations (tout comme l’hyperthyroïdie)
- Trouble de la mémoire : ralentissement intellectuel.
- Trouble de la concentration motivation réduite
- Règles irrégulières ou abondantes, syndrome prémenstruel
- Chute de la libido
- Infertilité, fausses couches à répétition : 1ere cause après anomalies génétiques
- La glande thyroïde est typiquement élargie, ferme et rugueuse. Elle peut être de taille normale, voire impalpable
- Visage bouffi et gonflement péri-orbital
- Peau froide et sèche
- Chute des cheveux et parfois du tiers externe des sourcils : signe de Hertoghe
- Bradycardie (pouls lent)
- Pression artérielle diastolique haute
- Diminution des réflexes Achilléens
- Macroglossie (langue élargie) avec empreinte des dents sur les côtés
- Voix rauque le matin
- Allocution lente
- Syndrome du canal carpien

 

J’estime que s’il y a 2-3 signes majeurs (frilosité, température a moins de 36° le matin, fatigue matinale, œdème péri orbitaire, constipation), il est licite d’entamer un traitement efficace (mélanges T3-T4), surtout pas T4 (Lthyroxine, Eutyrox, Levothyrox) : car celui-ci bien souvent n’est pas efficace, voir aggrave l’hypothyroïdie par :
- Excès de transformation de la T4 en REVERSE T3
- ou non transformation de la T4 inactive en T3 active par carence en vit D, Mg, Fer, Se, Zinc etc