Témoignage dysbiose - lettre 

Expéditeur: F.L

Date: 18 juin 2018 à 20:58:53 UTC+2

 

Dr M.,

Je fais suite à notre conversation téléphonique de ce jour et à ma demande d’analyse sanguine qui vous a été adressée par e-mail. Je prends bonne note de votre refus de m’adresser une demande d’analyse sanguine, sous le  prétexte évoqué qu’un traitement d’endocrinologie est en cours et que le médecin endocrinologue ne vous plait pas, du moins de par ce que vous en connaissez dans les médias, et pour lequel vos seules interrogations ont été de connaître son tarif horaire. Votre recommandation de ce jour qui m’invite à trouver pour l’avenir un autre médecin traitant sera indiscutablement le seul conseil intéressant que vous aurez pu me prodiguer à ce jour.

 

Ce que vous appelez des “différences d’interprétations“ pour couvrir vos absences de diagnostics, ne sont qu’une accumulation de négligences de votre part.

Pour rappel, je suis venu vous voir de nombreuses fois pour les troubles intestinaux dont je souffrais il y a des années, et pas un instant vous n’avez pensé qu’une intolérance due à mon alimentation pouvait en être la cause. Ce n’est qu’après une visite chez un gastro-entérologue, que celui-ci après m’avoir écouté en vient à l’évidence de l’intolérance au lactose, ce qui depuis a changé radicalement mon mode de vie.

Une découverte vous aviez à peine relevée lorsque je vous l’ai annoncée, comme si cela n’était pas dans le cadre de vos “compétences”.

Vous en conviendrez, Dr M., ceci n’est pas un problème d’interprétation.

 

Pour rappel, la candidose intestinale révélée dans la prise de sang prescrite par mon endocrinologue, à côté de laquelle vous passez sous prétexte que les protocoles de demande de prises de sang que vous avez à votre disposition ne proposent pas ce type d’analyse… Mon cholestérol HDL beaucoup trop bas n’a même pas éveillé votre attention de médecin généraliste.

Vous conviendrez certainement, Dr M., que ceci n’est toujours pas un problème d’interprétation.

Pour rappel, le Pantoprazol que je prenais depuis que j’ai 18 ans (j’en ai 44), et que vous me prescriviez depuis que vous avez pris le relais, sans, à aucun moment, me mettre en garde des effets négatifs, pourtant connus, que ce médicament peut provoquer à long terme.

 

Vous vous contentiez de me faire des prescriptions sans jamais chercher plus loin ou me proposer de traitement alternatif.

Mon endocrinologue, que vous critiquez tant, m’a définitivement débarrassé de ce médicament, que je prendrais encore si je vous écoutais. Lorsque je vous en ai parlé lors de notre dernière rencontre, vous avez osé sortir du bois, “Oui effectivement avec les années cela peut provoquer des carences”.

 

Vous prétendez lors de notre conversation téléphonique de ce jour, qu’il s’agit encore d’un problème d’interprétation, et que vous n’êtes pas d’accord avec les traitements proposés par mon endocrinologue, alors que ce traitement s’est révélé plus qu’efficace. Votre traitement consiste à ne rien faire, puisque selon vous tout va bien, mais vous n’écoutez peut-être pas ce que l’on vous dit, ou vous ne voulez pas entendre, peut-être par peur de devoir prescrire autre chose que du Dafalgan. Si c’est le mot “Hormone” qui vous fait tant peur, je ne peux que plaindre les femmes à qui vous devez prescrire la pilule contraceptive...mais peut-être les invitez-vous à aller voir ailleurs pour en obtenir.

 

Une remise en question s’impose peut-être, sauf si vous aspirez à ne traiter que des clients enrhumés, en espérant qu’ils n’auront rien de plus grave qu’une bonne grippe. Cela fait déjà un moment que j’envisageais de me tourner vers un médecin traitant compétent, et votre comportement de ce jour, orgueilleux et dénué d’une quelconque remise en question, n’aura fait que renforcer ma décision.

Bien à vous.

F.L.