Dysbiose - intestin perméable

La dysbiose intestinale, mauvaise flore :

- bactéries de putréfaction pour le colon descendant gauche (élévation B9)

- bactéries de fermentation colon ascendant droit

- candidose (chute B12 et cortisol)

 

Elle va, à la longue se compliquer d’un ‘leaky-gut syndrome’ (encore appelé à tort le côlon irritable, colon spastique, dû au stress…) qui se manifeste par ; 

- 90% des cas : par des crampes, ballonnements, diarrhée/constipation, reflux gastrite (helico bacter) et parfois aucun signe digestif.

- 10 % des cas : pas de signes digestifs…

Les cytokines (LBP-LPS) libérées par les globules blancs de la paroi intestinale vont avoir des effets délétères pour la santé en particulier au niveau psychique : fatigue, prise de poids, voir amaigrissement, problèmes cutanés, perte de cheveux, résistance des récepteurs cérébraux (mal-être, dépression, troubles de l’attention, TDA-TDHA), douleurs diffuses, blocage des récepteurs cellulaires (insuline, œstrogène, testostérone, etc…).

La dysbiose intestinale va être à l’origine d’une inflammation de l’intestin qui provoquera l’ouverture des jonctions GAP et l’apparition d’un intestin hyper perméable : le 'leaky-gut syndrome'. Il entraîne une malabsorption, fuite de certaines substances au niveau des selles et des carences multiples ; par contre, les calories sont mieux absorbées en cas de dysbiose...

 

L’origine en est :

 

- La maladie cœliaque (très rare : 2-3 personnes/1.000) contrairement a la sensibilité au gluten : 100% de la population

 

- Une hypothyroïdie (95% de la population) crée un ralentissement du péristaltisme intestinal (ce qui favorise la putréfaction)

 

- Une intolérance/allergie/sensibilité alimentaire comme cause de l’inflammation intestinale (le 'leaky gut syndrome' va entraîner une allergie progressive et multiple à d’autres allergènes) on considère actuellement qu’il y a 2 à 3 pour 1000 de la population qui a une intolérance au gluten : 100 % de la population a une sensibilité.

La sérologie cœliaque n’est d’aucune utilité : seul un test d’éviction donnera la solution

 

- Intolérance au lactose (le lait de vache et dérivés, chocolat, fromage, crème glacée, …) : fréquente avec l’âge avançant par perte de la lactase gaz, ballonnements… mais également la perte d’enzymes permettant de métaboliser des disaccharides des légumes, fruits, légumineuses : régime FODMAP  

 

- Allergie aux protéines de lait de vache (caséine est commune à tous les laits animaux) de nouveau 85% de la population ne devrait plus en consommer

 

- Antibiothérapie avec perturbation (parfois définitive) de la flore

 

- Edulcorants : light et/ou « zéro »

 

- L’alcool et le tabac  

 

- Prise chronique d’IPP (médicament antiacides), qui entraine également la malabsorption de B12, B9, Mg, Fe

 

- L’absence de mastication efficace permettant de « prédigérer les aliments ». Cela peut devenir un vrai problème chez les personnes âgées ou ayant de mauvaises dents ; 

 

- Les suites de maladies infectieuses intestinales « gastro-entérites » épidémiques ou pas 

 

- Une consommation trop fréquente d’anti-inflammatoires ou d’aspirine à forte dose 

 

- Un stress chronique, souvent associé à un manque d’activité physique régulière

 

- Un syndrome dit « d’ischémie reperfusion » fréquent chez le sportif d’endurance.

 

 

Le leaky gut syndrome va entraîner une allergie progressive et multiple à d’autres allergènes La plus grosse partie de l’immunité se faisant via le tissu lymphoïde associé au tube digestif.

- Apparition très fréquente de maladies auto-immunes (thyroïdite, polyarthrite, SEP, lupus, diabète type I…)

- Plus de lymphomes

- Fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique…