Le burnout n'est pas une maladie psychiatrique

Dr Stéphane Résimont

Burnout : cas clinique 1

                                                                                                                   V…….. V……….
                                                                                                                   G……… 9
                                                                                                                   9………….
                                                                                                                   Dr D… V……..
                                                                                                                   Gynécologue

 

                                                                                                                   Bruxelles, le 06.05.2018

 

Cher Confrère, Chère Consœur,

 

Je revois madame V…. que j’ai vue il y a quelques semaines pour burnout depuis 2016 avec une fatigue extrême avec signes de Burnout. Elle était sous Temesta : on sait qu’après quelques mois de la prise de Temesta on a une augmentation de quasi 50% du risque d’Alzheimer ou Parkinson, perte définitive de la mémoire a moyen terme, augmentation des maladies neuro dégénératives.

 

La patiente ne rêvait plus et n’avait donc plus de sommeil profond récupérateur : les somnifères font dormir en stade 1-2-3 : non récupérateur, non détox.

Kystes ovariens qui sont souvent associés à un manque de progestérone.
 

Plusieurs infections intestinales : Gastro entérite, Helicobacter, amybiose,
Érythème noueux.

 

On a évoqué la fibromyalgie chez cette patiente ( c’est ce que beaucoup de médecins disent lorsqu’une patiente est fatiguée et a mal…… « C’est Inguérissable, madame ».)
Conisation du col de l’utérus pour lésion pré cancéreuse. Pas de vaccin pour le papillomavirus….
Polyurie, vessie hyper active pour laquelle je n’avais pas de solutions
Je l’avais mise sous Utrogestan ce qui devait faire disparaître rapidement le syndrome pré menstruel.
Dès le premier cycle, il a disparu.
Seins poly kystiques : pro cancérigène : nécessité absolue d’augmenter la progestérone.
J’avais proposé de l’Iode localement et progestérone par voie générale.
Carence en cholestérol : impossibilité de synthétiser les hormones stéroïdes .
Gammas GT élevés.
Crises de tétanie qui ont été traitées par perfusions de magnésium.
Au niveau alimentation, j’avais relevé quelques erreurs : gluten , produits laitiers, pas de protéine au repas du matin.

 

Crampes intestinales pour lesquelles elle prenait du Duspatalin : même effets que la prise d’aspirine pour une rage de dents.

 

A l’anamnèse, les neurotransmetteurs étaient altérés : état dépressif, baisse de joie de vivre, manque de motivation et mouvements maladroits typiques d’un manque de dopamine. Fatigue extrême physique et psychique ce qui dépend de la noradrénaline cérébrale : synthèse par la tyrosine que le cerveau prend dans les protéines du petit déjeuner.

 

Tous les signes de manque de gaba étaient présents ( irritabilité, anxiété, boule »H » dans la gorge, nécessité de prise de BZD : lysanxia, Temesta, alcool etc pour se détendre) or celui-ci est stimulé par la progestérone et par la Théanine que j’avais donné par le BrainActiv.

 

La DHEA était quasiment 4 fois trop basse.

 

On avait traité sa dysbiose de façon naturelle par de l’Argent colloïdal et ADP huile essentielle d’Origan.

 

Je la revois ce jour :

 

Elle a été rapidement mieux à tous points de vue sauf instabilité vésicale.
Burnout : fini en 2 jours.

 

Récidive de crises d’angoisses associées à une arythmie cardiaque ce qui peut être lié soit à un excès d’hormones thyroïdiennes, soit à un excès de cortisol. Elle est sous Hydrocortisone 5 le matin et 5 le midi et il faut savoir que le magnésium peut résoudre le problème de manque de cortisol ( la surrénale a besoin de magnésium pour synthétiser le cortisol….sans quoi : burn-out) : je propose de stopper gentiment l’Hydrocortisone en passant par 5 mg le matin et ensuite éventuellement la stopper.

 

Je check les signes de manque de magnésium : régression des fasciculations, elle a à nouveau un caractère irritable, sommeil variable, palpitations sont présentes, stop migraines, encore un peu constipée mais moins : la biologie a été faite 15 jours après le début du traitement.

 

Le magnésium est encore un peu bas et le potassium est franchement trop bas. Garder DStress Booster un le matin, un le midi, stop Alcarecup et je la mets sous Antistress Calmiance deux le matin et deux le soir associé à Potassium deux matin et soir et Mg complete un matin et soir.

Le fait de ne pas fixer le magnésium peut être un signe de dysbiose intestinale importante avec une cytokine LBP positive.

 

Confirmation d’une candidose associée à une dysbiose bactérienne : Stop gaz et ballonnements, elle a encore parfois des crampes dans le ventre. Continuer le Candiliance trois le matin et le soir pendant 5-6 mois et ensuite alterner avec un autre pré ou probiotique.
Cytokine LBP positive : confirmation de la dysbiose intestinale. Pour guérir la dysbiose il faut que la thyroïde fonctionne bien, stop gluten, avoine, lait de vache , édulcorants , IPP etc .

 

Au niveau thyroïdien : perte de deux kilos et reprise d’un, diminution de la frilosité, stop le moral up and down.

Elle avait une hypothyroïdie de type III par blocage des récepteurs nucléaires ce qui peut être lié à un manque de vitamine D à un manque de vitamine A ( entrée de la T3 dans le cytoplasme pour atteindre le récepteur nucléaire) ou à une dysbiose intestinale ou par manque d’omégas 3 : non fonctionnalité du récepteur nucléaire a T3.

 

Sélénium et zinc : très bas. Je propose sélénium iode un par jour et Zincsyle qui est un zinc lié à la Spiruline deux par jour.

Vitamine A : haute à 109 avec un bêtacarotène qui n’est pas spécialement haut ce qui peut signifier un problème de Foie. Un excès de vitamine A peut-être toxique : ne pas prendre d’huile de foie de morue.

 

Inflammation systémique : CRP ultra-sensible positif et les causes en sont la dysbiose intestinale, le manque d’omégas 3 ou trop de graisse dans le ventre qu’elle n’a pas.

 

Q10 explosé : excellent : continuer 100 mg par jour de Q10.
Stress oxydant positif ce qui signifie un manque d’antis oxydants : je propose de prendre pour l’instant Flavodyn et Aodyn un par jour et je propose de prendre Thyrovance (avant de commencer le sélénium et le zinc deux par jour).

 

Hématocrite : bien amélioré puisqu’on passe de 39 à 44 et ceci est dû au fait qu’on a amélioré probablement la B9B12 DHEA testo T3 et oestrogènes.

 

La B12 est assez étonnement encore plus basse : je suggère de prendre de la B12 activée deux par jour sous la langue.

 

Fonction rénale : optimale.

 

Glycémie : normale à 92.

 

Insuline à jeun quasiment deux fois trop élevée à 109.

Les tests Homa et Quickie perturbés : elle est donc techniquement en pré diabète type II.

Elle est en résistance à l’insuline à cause de sa dysbiose intestinale, autre cause possible est le manque d’omégas 3, ou excès de graisse intra abdominale qu’elle n’a pas.
On sait également qu’une vitamine D basse, qu’un magnésium bas sont des causes majeures de résistance à l’insuline diabète type II.

 

J’ai oublié de demander la vitamine D : on garde 10.000 unités par jour : 5 gouttes par jour de BioDEmulsion forte.

 

Biochimie des lipides : parfaite. On sait donc que le CRP élevé est lié au manque d’omégas 3 et à la dysbiose intestinale.

Je suggère d’augmenter la consommation en omégas 3 et ne pas hésiter à huiler les aliments : huile de lin, colza, noix, argan etc.

 

EPA et DGLA : parfaits.

L’huile de palme est un peu trop élevée.

 

D’un point de vue hormonal, LH FSH basses mais biologie réalisée à J9 du cycle et je ne peux donc pas tenir compte des dosages.

 

Sa pillule contient de l’Ethynil œstradiol qui n’est pas le meilleur œstrogène qu’il soit et progestérone synthétique et je suis étonné de voir que les taux d’œstrogènes sont dignes d’une jeune fille de 18 ans ! Elle est donc en prédominance œstrogénique : je propose de continuer Utrogestan 200 de J15 aux règles et de 100 mg de J5 à J14.
Je rappelle que le Gaba est stimulé par la progestérone.
Continuer Teoliance tri symbio un par jour et Oligo permea un par jour qui contient de la glutamine ( la glutamine stimule également le GABA ).

La DHEA est explosée et évidemment un excès de DHEA donne perte de cheveux, peau grasse et acné chez la femme : diminuer à 25 mg par jour.

 

Les douleurs inflammatoires ont disparu. Continuer Methylpred deux mg et gérer son Hydrocortisone en fonction de ses sensations. : probablement stop

 

Androstènediol explosé ce qui confirme un excès de DHEA.
Testo est bonne avec régression de la cellulite qui va encore diminuer avec la progestérone.

Pregnenolone parfaite.

Cortisol normalisé puisqu’on passe de 1.9 à 14.

 

Avec le Noctivance le sommeil semble meilleur. Ne pas monter au-dessus de 8 sprays sinon on bloque la thyroïde.

 

Collagene Plus est le complément le plus riche en collagène et acide hyaluronique du marché.
Je continuerais l’huile de Bourrache trois le matin et trois le soir.

 

Elle stoppera le Brain Activ quand elle se sentira parfaitement bien.

 

Concernant sa contraception, je pense que le mieux pour elle qui a une dominance œstrogénique est le Nuvaring ou stérilet Mirena.

 

Je propose de la revoir pour un contrôle dans 8 mois un an.

 

Dr RESIMONT

Burnout : cas clinique 2

                                                                                                                        L.......V.........

                                                                                                                        V………. @hotmail.com

                                                                                                                        Dr T gynécologue

                                                                                                                        Bruxelles, le 12.06.2018


 

Je vois madame L………. V…….. âgée de 33 ans en consultation.

La patiente a vu ma collègue, nutritionniste.

La patiente consulte pour burnout : Il faut savoir qu’un burnout se guérit aisément, si on lui donne le traitement adéquat.

Il s’agit simplement d’un épuisement de la surrénale avec une baisse de cortisol ( sa biologie met en évidence un cortisol libre a 1,4…nl : sup a 13) et une baisse de DHEA et ce phénomène est associé à une baisse de dopamine cérébrale et parfois de sérotonine, ce qui est le cas .

En effet, la patiente combine absolument tous les signes de manque en dopamine : Baisse de concentration, baisse de mémoire, moins de joie de vivre, baisse de libido, manque de motivation. Comme le précurseur est le même, la tyrosine, que le cerveau ne sait prendre que dans les protéines du repas du matin, elle avait également un manque de Noradrénaline avec épuisement physique et psychique.

 

Sa sérotonine était malheureusement basse également. La sérotonine vient du tryptophane que l’on prend à 90% dans les protéines du matin. Un manque de sérotonine entraîne des compulsions glucidiques, des troubles du sommeil, des courbatures musculaires sans faire de sport, intolérance à la frustration et irritabilité, ce qu’on appelle une dépression…..

Lorsqu’on n’a pas de sérotonine, on n’a évidemment pas de mélatonine et donc elle présentait : Troubles du sommeil, réveils précoces, rumination, sommeil léger, fort heureusement les rêves sont toujours là.

 

Avant le burn-out et sa dépression, la patiente sautait le petit déjeuner et elle est n’a donc aucune protéine susceptible de générer les neurotransmetteurs !!!

Elle me présente une biologie qui montre une

 

--B12 trois fois trop basse par rapport aux taux santé ( qui n’ont rien a voir avec les chiffres figurant a droite des feuilles de biologie : normes statistiques) , ce qui entraîne bien évidemment de la fatigue physique et psychique, plus de dépressions, plus de risque de cancer, la patiente prend de la B12 activée en sublingual… qu’elle avale sans croquer et qui ne sert donc à rien. La B12 doit rester en sublingual qq minutes.

--La patiente prend de la vitamine D depuis six mois et sa vitamine D est normale à 106 ng/l ( beaucoup de médecins croient encore que 30 ng/l est suffisant….) .

--Elle prend également du Magnésium et cependant elle présente tous les signes de manque de magnésium. La biologie montre un magnésium érythrocytaire normal, il s’agit donc d’un manque de potassium qui donne les mêmes signes : confirmé : il est a 4,3.

La patiente fait du sport, elle transpire du sel de magnésium potassium et d’autres minéraux et elle ne se compense pas en potassium. Je suggère Acidial et Biocean hypertonique dans chaque gourde de réhydratation lors de l’activité sportive : Deux doses de Biocean et un Acidial. Je prendrais une dose de Biocean même sans faire de sport.

 

Le zinc est bas à 80 et je prescris Zincsyle un par jour. B9 basse et je prescris Bdyn.

 

FER , B12, B9, VIT D , ZINC, CU , VIT C.. SONT NéCESSAIRES POUR ACTIVER TYROSINE EN NORADRENALINE ET TYROSINE, ET LE TRYPTOPHANE EN 5 http ET PUIS EN SEROTONINE, MELATONINE : DEPRESSION CARENTIELLE

 

La ferritine est légèrement basse à 52 et elle devrait être au-dessus de 60 - 70 : La patiente a des règles abondantes et donc inutile de lui donner du fer par au-dessus alors qu’elle le perd par en bas… De plus, elle mange très peu de viande rouge, il faut un peu de sang animal pour que le fer soit absorbé.

En cas de dysbiose intestinale, le fer part par l’intestin perméable.

Une coloscopie n’est pas encore indiquée puisque la patiente a seulement 33 ans.

 

La patiente présentait des gazs et de l’halitose (signes de DYSBIOSE) qui a été prise en charge par ma collègue Anne-Sophie Nandance : Disparition des ballonnements et des crampes, persiste de la diarrhée : Elle n’est donc pas complètement guérie de sa dysbiose intestinale. Elle a probablement une candidose qui fait baisser la B12 et qui fait baisser également le cortisol qui est le moteur principal du burnout…..

Les causes de la dysbiose intestinale sont la consommation de lait pour les veaux, parfois antibiotiques, prise de produit zéro ou light, les IPP...

La patiente prend actuellement de l’argent colloïdal 3 x 1 dose/jour et je propose de monter l’argent colloïdal à 3 x 2 doses/jour et faire un mois de traitement, monter le bio para à 3 x 2/jour et j’ajoute également pendant deux semaines de l’ADP huile essentielle d’Origan retard. Si la patiente n’arrête pas à 300% le lait et le gluten elle aura une récidive immédiate de sa dysbiose intestinale.

 

Je propose de prendre le fer 1 jour sur deux. Je suggère également d’arrêter les antidépresseurs Spiralexa et Trazolan dès que les signes se sont amendés avec le Brain actif : 5HTP griffonia, Safran , rhodiola, HE de lavande .

Syndrome des jambes sans repos et je propose de prendre Tyrosine 500 quatre le matin et deux le soir.

Je parle du Sipralexia et Trazolan qui est un antidépresseur sédatif et je parle des effets catastrophiques des benzodiazépines et des inducteurs du sommeil au niveau du cerveau qui donnent actuellement une explosion des maladies neurodégénératives. Je la mets sous mélatonine mélisse en sublingual Somnispray 6 à 7 sprays (comme elle est sous Trazolan) au coucher sous la langue.

Je parle des cofacteurs d’activation de la T4 en T3 : B12, MG, Fer, Se , Zn, : Vitamine A parfaite, sélénium un peu bas je suggère de manger des noix noisette amandes et je propose momentanément sélénium d’iode 1/jour. Si la patiente n’aime pas la viande rouge, je lui suggère de prendre de la Spiruline 6 comp./jour ce qui va faire monter son fer.

 

Je l’interroge sur des signes éventuels et d’hypothyroïdie :

Extrémités froides, fatigue matinale et syndrome de Raynaud, tendance à prendre du poids fatigue dès le lever, dépressive le matin elle se sent mieux dans l’action, moral avec des hauts et des bas, cholestérol élevé, courbatures musculaires le matin œdème périorbitaire, doigts gonflés le matin, obstruction nasale par œdème au niveau des cornets, on sait actuellement que 60% au moins de dépression ont un lien avec l’thyroïdie, bradypsychie, crampes au niveau des mollets, peau sèche tibia talon, perte de cheveux (les autres causes et perte de cheveux sont manque de fer, manque de zinc, manque œstrogènes), gastroparésie, elle a une voix de camionneur au réveil raucité de voix, migraine, dont les autres causes sont la dysbiose intestinale est le manque de magnésium, et elle présente également des migraines cataméniales liées à manque de progestérone en fin de cycle ce qui est préjoratif pour le sein, Ronflements, rigidité articulaire le matin, infections ORL à répétition :

Elle présente donc 22 signes d’hypothyroïdie alors que 2 à 3 signes suffisent pour affirmer le diagnostic.

 

Je la mets donc sous Euthyral à doses croissante et en principe dans 8 à 10 jours tous les signes devraient avoir disparus. Une fois qu’elle arrive a 1 comprimé, la patiente peut spliter son traitement en prenant par exemple 1 comprimé le matin à jeun un quart le midi un quart le soir 1 comprimé le matin un demi le soir voire la meilleure façon pour que les signes s’amendent.

La biologie montre une T3 à 3,5 pmol/l donc beaucoup trop basse et une TSH normale à un ce qui fait dire à la plupart des médecins « tout va bien, vous êtes dans la norme ».

 

Le cortisol est effondré : 10 fois trop bas . Je la mets sous Hydrocortisone 10 mg le matin 10 mg le midi 5 mg vers 17 heures et dès demain elle sera sortie de son burn-out.

Je stopperai le cortinat qui n’a pas été très efficace et par contre je continuerais Ashwangha 2fois 2/jour soutien surrénalien.

 

Syndrome prémenstruel typique avec une baisse de progestérone en fin de cycle que je ne peux pas doser bien entendu vu la prise de pilule. Je prescris Utrogestan 200 au coucher de J15 jusqu’aux règles, et des le 1er mois le syndrome prémenstruel aura disparu.

La patiente va donc beaucoup mieux dormir puisque l’Utrogestan un effet sédatif et stimule le GABA.

 

Elle me parle de libido et je lui explique la libido chez la femme dépend de quatre facteurs : Le partenaire, le taux d’œstrogènes, du taux de testostérone qui vient de la DHEA et du taux de dopamine cérébrale et des cofacteurs.

 

La patiente présente une DHEA trois fois trop basse à 100 µg/dl ce qui entraîne une baisse de libido, de la cellulite, de la tristesse, baisse d’énergie, prise de poids, au niveau du ventre, état dépressif, anxiété : Je prescris 35 mg de DHEA et donc dans les 4- 5 jours qui suivent, ces signes vont disparaître.

Pour la biologie de contrôle, prendre la DHEA le soir au lieu du matin les 2 jours avant la prise de sang.

Je prescris 100 mg de Co Q10.

 

La patiente a un cuivre trop élevé liée à un CRP ultrasensible élevé.

Les causes du CRP élevé : causes : la dysbiose intestinale, trop de gras dans le ventre, manque d’oméga 3.

La patiente mange du poisson gras quatre fois par semaine depuis 12 jours avant elle n’en mangeait pas du tout.

Je lui suggère de compléter avec de l’huile de lin colza Caméline noisette noix. Je continuerais le Zenixx Gold.

 

La patiente a de l’acné et je lui explique les causes d’acné qui sont le manque de vitamine A, manque d’omégas6, manque de zinc, et je prescris Nutriderm 1/jour, Huile de foie de morue, Zinc, ce qui le résoudre le problème.

 

Donner du Ruaccutane est complètement ridicule puisqu’on a de la vitamine A naturelle qui donne d’aussi bons résultats, mais résultats un peu plus long a venir. Et sans détruire le foie .

Je la reverrai dans 5-6 mois avec une petite biologie de contrôle et je lui demande de m’envoyer un mail dans les 10-15 jours qui viennent pour me dire comment elle va.

Je demande un contrôle pour toutes les valeurs anormales détectées ce jour. Prendre Euthyral après la prise de sang ce jour-là et prendre la DHEA le soir au lieu du matin les 2 jours d’avant. Je demande les métaux lourds.

 

Dr Resimont Stéphane


 

….et le lendemain soir, la patiente m’envoit un mail :


 

Bonsoir Docteur,

Je veux absolument vous remercier de m avoir reçu très vite alors que je n avais rendez-vous qu en octobre.

 

Je vous remercie de votre bienveillance à mon égard, de votre temps précieux que vous m avez consacré, de votre gentillesse avec laquelle vous m avez expliqué les raisons de ce foutu burnout, de votre savoir que vous m avez partagé.

J étais très nerveuse lors de ce rendez-vous et à la fois très impressionnée de la personne que j ai rencontré.

 

Je commence à me sentir mieux: pour la 1ère x en 6 mois je n ai pas ressenti le besoin de dormir en pleine journée , envie de mettre en place les projets dont je rêvais, je me surprends à sourire, à être joyeuse, ... je suis confiante et cela grâce à vous .

Merci du fond du cœur Docteur!

Je vous suis très reconnaissante!

Suite... dans 15 jours, je vous tiens au courant of course :-)

 

Merci infiniment!!!

Bien à vous,

V…….L………..

Burnout : cas clinique 3

                                                                                                           D……… Vanessa

                                                                                                           vanessa……… @hotmail.com

 

                                                                                                           Prof …………..

                                                                                                           Gynécologue

   

                                                                                                           Bruxelles, le 14.07.2018

 

Petit résumé :

J’ai vue Mme Vanessa D au mois de mai pour altération de l’état général, burn-out avec arrêt de travail, dysbiose avec production de gaz, douleurs au ventre.

- Insuffisance surrénalienne évidente.

- Manque de cortisol et de DHEA.

- Cheveux fragiles ( Zinc, Fer , oestro, T3 …).

 

A l’anamnèse, déficit en dopamine mais aussi en mélatonine et en sérotonine.

 

Syndrome prémenstruel : On sait que le manque de progestérone empêche le récepteur Gaba de fonctionner et cela donne de l’anxiété, de l’irritabilité, impossibilité de se détendre et nécessité souvent d’aller vers les benzodiazépines.

 

Pas de prise de vitamine D tout en vivant en Belgique : 100% de « chance » d’être carencée.

 

Déficience oméga3 au vu de l’alimentation.

 

Pas mal de signe de manque de magnésium qui est nécessaire à la synthèse du cortisol surrénalien ( pas de cortisol = burn-out).

 

Prise en charge de la dysbiose.

Elle présentait 9 signes d’hypothyroïdie et je l’avais mise sous GTA forte en espérant que cela suffise et j’avais demandé une prise de sang à réaliser entre J18 et J22 afin de mettre au point son équilibrage en hormones féminines.

Elle avait également une malocclusion dentaire et j’avais demandé un avis maxilo.

 

Je la revois ce jour :

Amélioration nette de l’énergie, le moral reste avec des hauts et des bas mais sa maman est décédée…

 

Au niveau intestinal, stop ballonnements stop douleurs.

 

Je l’interroge immédiatement sur les signes d’hypothyroïdie résiduels : Stop fatigue le matin au réveil, stop œdème périorbitaire,  le moral avec des hauts et des bas et toujours présents, bradypsychie stop, stop gastroparésie, stop rigidité articulaire.

On est donc certain que son traitement thyroïdien fonctionne et la preuve est que la TSH est indétectable à 0,05 ce qui fait dire aux médecins qui ne connaissent pas la thyroïde : « Arrêter votre traitement, vous êtes surdosée »

 

La T3 libre est trop élevée et je l’interroge sur les signes d’hyperthyroïdie, et en effet elle a parfois des palpitations, nervosité, les selles plus molles, on va donc réduire le GTA  à un le matin… et je me rends compte que la patiente s’est surdosée puisqu’elle prenait de GTA forte le matin et GTA forte le soir. La patiente n’a donc pas besoin de traitement hormonal pour son hypothyroïdie : les extraits thyroidiens suffisent.

 

Sommeil : Impeccable on continue mélatonine/mélisse en spray sublingual.

 

La patiente est très étonnée du fait qu’elle re rêve et me demande si c’est normal…. et je lui explique que ne pas avoir des rêves signifie un sommeil superficiel non récupérateur (absence de stade 3 et REM) et ces gens-là évoluent tôt ou tard vers un Alzheimer, un Parkinson.

 

La joie de vivre revient, la libido est toujours basse : on a donc amélioré sa dopamine sachant que la libido chez la femme dépend du partenaire, du taux de testostérone qui vient chez la femme de la DHEA, et du taux d’œstrogènes…La prise de sang a été réalisée 15 jours après le début de la complémentation.

 

L’hématocrite est bas : il dépend du taux de fer, de B9-12, de la  vitamine D,  de DHEA, de la GH, de la T3 et des œstrogènes.

 

La B12 est plus de deux fois trop basse : fatigue/asthénie physique, psychique , dépression, cancers , risque cardio-vasculaire augmentés. J’ajoute de la B12 activée en sublingual 2/jour.

 

Ferritine basse : Il est bien entendu stupide de donner du fer sans chercher la cause de la perte de fer.

 

L’Utrogestan a été efficace puisque la patiente, qui avait des règles douloureuses, syndrome prémenstruel : une disparition de tous ses symptômes.

 

Une perte de fer donne de la fatigue persistante, un état dépressif, une perte de cheveux, (stop perte de cheveux), dysbiose intestinale, baisse de l’immunité.

 

La patiente mange peu de viande rouge et on va donc la remplacer par de la Spiruline 6 à 8 comp./jour.

La 3e cause de perte de fer est la perte par l’intestin et la patiente a certainement une candidose intestinale qui fait baisser sa B12 et son cortisol. Donner du fer à cette personne est complètement stupide si non prise en charge de la cause.

 

Une carence en B9 B12 vitD Mg Fer etc. peut entraîner une dépression persistante et on donne du Prozac, du Simbalta, ou autres SSRI : ce qui ne sert à rien, puisque il n’y a pas de production de sérotonine en pré synaptique et donc le SSRI ne sait inhiber la recapture que …..de rien du tout…..

 

La cytokine LBP est négative. J’explique qu’une candidose est très longue à traiter et je donne du Sporanox pendant 15 jours 2/jour et on enchaînera avec Candiliance (berbérine, ail , pépin de pamplemousse ) 3 comprimés le matin et 3 comprimés le soir, celle-ci contient toutes les substances naturelles qui soignent la candidose. La patiente a parfois du prurit anal ce qui est typique d’une candidose intestinale. Vu son âge, un cancer du côlon est très peu probable.

 

Lorsqu’on a une ferritine basse, on est d’office en hypothyroïdie.

 

J’explique à la patiente que pour activer la T4 inactive en T3 active, il faut de la vitamine B de la vitamine D du fer de la B12, du magnésium du sélénium, du zinc et de la vitamine D et il est donc impossible pour elle de ne pas être en hypothyroïdie...

 

Fonction rénale : normale.

 

Masse musculaire : faible.

 

Glycémie, insuline, test Homa et Quickie : normaux.

 

Potassium effondré à 3.9  avec un magnésium érythrocytaire effondré également.

 

Continuer le PREBIOTIQUE 1/jour pour l’instant et changer tous les 5-6 mois

Arrêter l’argent colloïdal et l’ADP. Je la mets sous glycérophosphate/malate/citrate de MG deux le matin, deux le soir. On va ajouter au traitement potassium trois le matin et trois le soir.

La vitamine D est très basse à 36… certains médecins pensent encore que la norme santé et 30 alors qu’on sait qu’une vitamine D à moins de 60-70 ng/l donne de la dépression chronique et on met le patient sous Prozac Simbalta Effexor etc…. Quand on a une vitamine D < 60 on augmente de 60-80% son risque de cancer du sein, cancer du côlon, dépression chronique, 20 fois plus de diabète 1 ou 2, maladies auto-immunes. 10000 ui/J de vit D !

 

Sans magnésium, on n’a pas de cortisol, ce qui veut dire burn-out et on donne un arrêt de travail pendant un an deux ans voir plus…

 

Carence majeure en cholestérol et un cholestérol bas est bien plus délétère pour la santé d’un cholestérol haut et,  il doit absolument être au-dessus de 160 voire au-dessus de 200.

 

Si le cholestérol est bas, on ne sait pas avoir assez de testostérone, de DHEA, prégnénolone pour la mémoire… elle doit absolument manger gras : des œufs de bonne qualité, un peu de beurre cru de ferme sur ses aliments … Prégnénolone 100mg/j

 

Les acides gras érythrocytaires EPA et DHA sont effondrés et l’indice oméga3 est effondré. J’explique à la patiente que si elle était enceinte actuellement, elle ferait une dépression post-partum d’office : baby blues.

 

La patiente ne mange du poisson gras qu’une seule fois par semaine ce qui est tout à fait insuffisant.

CoQ10-omega 3 et huile de Krill trois le matin trois le soir et comme elle à une carence majeure en vitamine D je donne également de l’huile de foie de morue à 4 gélules/jour.

 

Le rapport LN (pré oméga6)/DGLA(oméga6) est trop élevé et la delta six désaturase est non fonctionnelle et ceci est lié à un manque de magnésium, un manque d’omégas 3, un manque d’omégas 6,  un manque de fer, à  une hypothyroïdie, et donc pour l’instant les huiles oméga3 qu’elle mange ne lui apportent rien.

 

La vitamine A est à 44 c’est-à-dire trop basse. La patiente mange pas mal de fruits et des légumes et le bêtacarotène est parfait mais elle est tout à fait incapable de transformer le bêtacarotène en vitamine A et ceci est toujours liée à une hypothyroïdie sous-jacente.

 

Comme il faut de la vitamine A, pour activer la T4 inactive en T3 active et il faut également de la T3 pour activer les bêtacarotènes en vitamine A…... L’huile de foie de morue contient de la vitamine A/E et  des oméga3.

 

Les acides gras saturés industriels hydrogénés et sont tous négatifs par contre les omégas 6 souples et anti-inflammatoires DGLA sont très bas et lorsqu’on a un oméga 6 bas on a peau sèche, un syndrome prémenstruel tout comme lorsqu’on a une carence en progestérone.

 

Depuis que je l’ai mise sous onagre, bourrache, huile d’argan, la peau sèche va beaucoup mieux et on va donc également résoudre le syndrome prémenstruel avec en plus de la progestérone

 

Confirmation d’un cortisol bas et depuis que je l’ai vue,  amélioration de l’énergie. Il faut bien entendu équilibrer le cortisol avec la DHEA et la DHEA est nettement trop basse et je prescris donc 25 mg de DHEA. Malgré une DHEA basse elle a une bonne testostérone à 8 ce qui explique qu’elle n’a pas trop de cellulite.

 

Lorsqu’on a une Testostérone basse, on a une baisse de libido mais également des problèmes psychiques.

 

Carence en hormone de croissance et les causes en sont une vitamine D basse, potassium bas,  une DHEA basse, des œstrogènes bas,  une testo limite.

 

LH FSH basses : pas de ménopause en vue.

Œstradiol bas à 110 alors qu’il devrait être > 150 et une progestérone qui devrait être au-dessus de 12 et qui est à 5 et ceci malgré Utrogestan… elle était donc en prédominance œstrogénique. On garde : Utrogestan 200 le soir et on ajoute 4- 5 jours avant les règles du Duphaston,  un le matin et je la mets sous Œstrogel 1 dose/jour de J5 aux règles.

Je réexplique que pour pouvoir monter ses œstrogènes qui sont trop bas,  je dois absolument monter très fort ses progestatifs sans quoi elle ne le supporterait pas : rétention d’eau, tension mammaire.

 

Marqueur Cancer du sein : négatif.

 

Allergie au gluten : Négative. Néanmoins 100% de la population est sensible au gluten moderne : a éradiquer .

 

Homocystéine à 9.6 et la cause en est un manque de B9 B12 manque de T3 au départ, déficit en œstrogènes. Je lui explique les femmes en ménopause non prises en charge font plus de cancers agressifs du sein que les autres.

Je souhaite revoir la patiente pour un mini rendez-vous rapide, dans six mois avec une petite biologie de contrôle et je lui demande avec insistance de me tenir au courant par mail dans les semaines qui viennent de comment elle se sent.

 

Pour la DHEA, la prendre le soir au lieu du matin les 2 jours avant la prise de sang et prendre la veille au soir Utrogestan et Œstrogel.

 

Dr RESIMONT